7 janvier 2013

Voyage dans les entrailles du savoir

Comment prétendre fouler le sol d’Alexandrie et ne pas se donner le devoir et le plaisir de découvrir la Bibliothéca Alexandrina ?

Vue partielle de la Bibliothéca

Ce serait un peu comme visiter Lomé et ne pas découvrir la colombe de la paix, (Bon ok… je n’ai peut-être pas pris le bon exemple), mais sans blague ! Ce serait comme visiter Paris sans faire le fameux ‘’pèlerinage’’ à la tour Eiffel…

Visiter la bibliothèque d’Alexandrie c’est se donner l’occasion de faire un vrai voyage dans l’antre du savoir mondial. Un voyage dans l’Egypte antique et dans les plus grandes civilisations mondiales. Inauguré en 2002, pas trop loin du site de l’ancienne bibliothèque d’Alexandrie, ce chef d’œuvre unique à coûter 300 millions de dollars.

Comment ne pas s’époustoufler devant les premières versions écrites du coran, de la bible, et de ces œuvres mythiques qui datent du siècle relatif à l’invention de l’imprimerie ?

Ce soir-là, alors que les alexandrins continuaient à se demander si la charia serait appliquée dans sa version rigoriste ou non à travers de gigantesques manifestions, moi je peux bien profiter de ces rares moments de repos (ahhh un repos sur le dos d’une crise) pour me donner enfin le droit de visiter la Bibliotheca. Une visite qui est d’autant plus émotionnelle car je la partageais au bras de l’une de ces créatures féminines dont Dieu seul a le secret.

Juchée sur le bord de la méditerranée, classée parmi les deux plus grandes bibliothèques du monde, elle est pour l’Egypte une véritable porte ouverte sur le monde. Imaginée par des architectes norvégiens la Bibliothéca se présente à ses visiteurs comme un disque solaire qui s’élève de la mer.image extrait du site https://www.bibalex.org/home/default_fr.aspx

Ma visite n’a duré que deux heures, bien trop peu, il m’en aurait fallu une journée entière ; mais c’était suffisant pour faire le tour du monde et de l’espace sans un visa et sans dépenser un kopeck. De l’orient à l’Afrique, de l’Amérique à l’Asie en passant par l’Europe, toutes les civilisations y sont représentées !

Du planétarium, à la grande salle d’étude pouvant contenir plus de 2000 chercheurs en passant par les collections antiques de papyrus, de masques, d’outils divers, l’émerveillement prend place sur le temps de la réflexion et on se laisse transporter dans ce monde ou la limite du réel et de la fiction reste difficile à appréhender.vuepartiellesalledetude

Mis à part les six espaces consacrés à tous les domaines de la science, la Bibliothèque d’Alexandrie dispose de cinq musées portant sur les antiquités, les manuscrits, Sadate, l’histoire d’Alexandrie et sur le cinéaste Shadi Abdel Salam. Je passe sous silence toutes les autres merveilles que j’ai vues, au niveau du planétarium, de l’espace Culturama, des quinze expositions permanentes, des centres de recherches, de la grande salle de cinéma et de la salle de spectacle.

Je crois vous avoir tout dit sur cette belle ballade, (sauf les instants passés au bras de la créature divine…Pas grave !) A vous de jouer si jamais vous vous retrouvez dans la grande cité méditerranéenne en face de ce trésor couvert par des blocs de granite d’Assouan.facadeexterieuredelabibliothéca

En attendant, je vais devoir supplier le bon Dieu, de faire taire ces moments d’instabilité politique, ne serais-ce que pour vous faire découvrir et vous faire voir le fameux phare d’Alexandrie, les colonnes de pompe, la rosette, le mont Sinaï, les pyramides, et ces milliers d’œuvres culturelles qui nous rappellent combien l’Afrique a brillé dans le passé…

Gratiano

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